Les types de paris sportifs expliqués : 1N2, handicap, buteur, combiné…

Les principaux types de paris sportifs sont le 1N2 (victoire, nul ou défaite), la double chance, le « remboursé si nul », le handicap, le plus/moins de buts, « les deux équipes marquent », le score exact, le buteur, le mi-temps/fin de match et le combiné. Règle générale : plus un pari couvre de résultats, plus sa cote est basse ; plus il impose de conditions, plus il est risqué.

Mis à jour le 16 octobre 2026.

Ce guide passe en revue chaque type de pari : ce qu’il faut pour le gagner, un exemple concret, les règles à vérifier et son niveau de risque. Les exemples portent sur des matchs de football fictifs, avec des cotes données à titre d’illustration.

Avant de commencer

En France, les types de paris proposés sont encadrés par l’ANJ, sport par sport. Les règles de détail (prolongations, joueur absent, match interrompu ou reporté) varient d’un opérateur à l’autre : lisez-les dans le règlement de l’opérateur avant de parier.

Le 1N2 : le résultat du match

C’est le pari le plus courant. Vous choisissez 1 (victoire de l’équipe qui reçoit), N (match nul) ou 2 (victoire de l’équipe qui se déplace). En football, il porte sur le temps réglementaire, arrêts de jeu compris, mais sans les prolongations ni les tirs au but : une finale de coupe gagnée aux tirs au but est un match nul pour un pari 1N2.

Exemple : sur Lyon – Nantes, vous misez 10 € sur la victoire de Lyon à 1,80. Si Lyon gagne, vous récupérez 18 €. Un nul ou une victoire de Nantes, et la mise est perdue.

Niveau de risque : moyen. Vous couvrez un résultat sur trois.

La double chance

Vous couvrez deux résultats sur trois : 1N (domicile ou nul), N2 (nul ou extérieur) ou 12 (pas de match nul). La probabilité de gagner augmente nettement, et la cote baisse d’autant.

Exemple : « Lyon ou nul » à 1,30. Lyon gagne ou fait match nul : 10 € rapportent 13 €. Seule une victoire de Nantes fait perdre le pari.

Niveau de risque : plus faible. Mais le gain l’est aussi : à 1,30, il faut gagner plus de trois paris pour compenser une seule perte de même mise.

Le « remboursé si match nul »

Vous pariez sur la victoire d’une équipe ; en cas de match nul, la mise est remboursée. C’est un intermédiaire entre le 1N2 et la double chance : moins risqué que le premier, mieux rémunéré que la seconde.

Exemple : Lyon « remboursé si nul » à 1,45. Lyon gagne : 10 € rapportent 14,50 €. Match nul : vous récupérez vos 10 €. Nantes gagne : la mise est perdue.

Le handicap

On attribue une avance ou un retard fictif à l’une des équipes, et le résultat est calculé après ce correctif. Le handicap sert surtout à rendre plus équilibré un match entre un favori et un outsider.

  • Handicap −1 sur le favori : il doit gagner par au moins deux buts d’écart. Une victoire 2-1 devient, après handicap, un 1-1 : le pari « favori −1 » est perdu.
  • Handicap +1 sur l’outsider : il part avec un but d’avance fictif. Une défaite 1-0 devient un 1-1.

Exemple : Paris – Brest, handicap −1 sur Paris à 1,90. Paris gagne 3-1 : après handicap, 2-1, le pari est gagné. Paris gagne 1-0 : après handicap, 0-0, le pari est perdu.

Il existe aussi des handicaps « asiatiques », avec des demi-buts ou des quarts de buts, qui suppriment le match nul ou le remplacent par un remboursement partiel. Leurs règles sont plus complexes : vérifiez-les chez l’opérateur avant de les utiliser.

Niveau de risque : variable, selon le handicap choisi.

Plus ou moins de buts

Vous ne pariez pas sur le vainqueur, mais sur le nombre total de buts du match. Le seuil est presque toujours fixé avec une demi-unité, pour éviter toute égalité.

  • Plus de 2,5 buts : il en faut au moins trois, quel que soit le score (2-1, 3-0, 2-2…).
  • Moins de 2,5 buts : deux au maximum (0-0, 1-0, 1-1, 2-0).

Exemple : « Plus de 2,5 buts » à 1,95 sur un match qui se termine 2-1 : le pari est gagné. Sur un 1-1, il est perdu.

Le même principe existe pour d’autres statistiques selon les opérateurs : corners, cartons, buts d’une seule équipe.

Les deux équipes marquent

Vous pariez « oui » si chaque équipe marque au moins un but, « non » dans le cas contraire, quel que soit le vainqueur. Un 1-1 ou un 3-2 donnent « oui » ; un 2-0 ou un 0-0 donnent « non ».

Niveau de risque : moyen. Il dépend beaucoup du style des deux équipes et de leur solidité défensive.

Le score exact

Vous devez trouver le score final précis. Les cotes sont élevées, souvent au-delà de 6,00, parce que le nombre de scores possibles est grand et que chacun est individuellement peu probable.

Exemple : score exact 2-1 pour Lyon à 8,50. Seul un 2-1 fait gagner le pari : 2-0, 3-1 ou 1-1 le font perdre.

Niveau de risque : élevé.

Les paris sur les joueurs

Le plus connu est le buteur : le joueur choisi doit marquer pendant le temps réglementaire. Il existe des variantes : premier buteur, dernier buteur, joueur marquant au moins deux buts. Les buts contre son camp ne comptent généralement pas pour le joueur qui les marque.

Si le joueur ne participe pas à la rencontre, la plupart des opérateurs remboursent la mise ; s’il entre en jeu, même pour quelques minutes, le pari est maintenu. Ces règles dépendent de chaque opérateur : vérifiez-les.

Niveau de risque : élevé, y compris pour un attaquant en forme.

Mi-temps / fin de match

Vous devez trouver à la fois le résultat à la mi-temps et le résultat final, par exemple « nul / victoire à domicile ». Deux conditions à réunir, donc neuf combinaisons possibles et une cote nettement plus élevée qu’un simple 1N2.

Les paris à long terme

Ils portent sur l’issue d’une compétition entière : vainqueur du championnat, équipe reléguée, meilleur buteur de la saison. Ils se prennent avant ou pendant la compétition, et la mise reste bloquée jusqu’à son terme, parfois plusieurs mois.

Les paris en direct

Ils se prennent pendant le match, avec des cotes recalculées en permanence selon le score, le temps restant et le déroulement. Certains opérateurs proposent aussi le cash out, qui permet de clôturer un pari avant la fin du match pour un montant proposé par l’opérateur, inférieur au gain potentiel si le pari est en bonne voie.

Le rythme est rapide et les décisions se prennent sous pression : c’est le format où il est le plus facile de dépasser le budget prévu. Fixez-vous une limite avant le coup d’envoi.

Le combiné

Vous regroupez plusieurs sélections dans un même pari ; toutes doivent être gagnantes. Les cotes se multiplient : deux sélections à 1,50 et 1,60 donnent une cote de 2,40. Mais la probabilité de tout gagner chute à chaque sélection ajoutée, et la marge de l’opérateur s’applique sur chacune. Le détail du calcul est expliqué dans notre guide sur la lecture des cotes.

Niveau de risque : élevé, et croissant avec le nombre de sélections.

Le pari système

Variante du combiné, le système regroupe plusieurs combinaisons à partir d’une même sélection de matchs : par exemple, toutes les combinaisons de deux matchs parmi trois. Le pari peut être en partie gagnant même si une sélection est perdue, mais la mise totale est multipliée par le nombre de combinaisons.

Et dans les autres sports ?

Les mêmes principes s’appliquent ailleurs, avec des adaptations propres à chaque sport :

  • Tennis : pas de match nul, donc un pari « vainqueur du match » à deux issues. S’y ajoutent le nombre de sets, le score en sets (par exemple 2-1), le nombre total de jeux ou le handicap de jeux. Attention à la règle en cas d’abandon d’un joueur, qui varie selon les opérateurs.
  • Basket : le handicap et le total se comptent en points, avec des seuils comme « plus de 215,5 points ». Les prolongations sont généralement incluses dans les paris sur le résultat, contrairement au football : vérifiez la règle.
  • Rugby : on retrouve le 1N2, le handicap en points et les paris sur l’écart final, par tranches (victoire de 1 à 12 points, de 13 points ou plus…).

Avant de parier sur un sport que vous connaissez moins, prenez le temps de lire les règles propres à ce sport chez votre opérateur.

Paris sur les corners, les cartons et autres statistiques

Selon les compétitions, les opérateurs proposent aussi des paris sur des statistiques de match : nombre de corners, nombre de cartons, équipe qui obtient le premier corner, tirs cadrés d’un joueur. Ils fonctionnent comme les paris plus/moins ou 1N2, appliqués à une autre statistique. Leur disponibilité dépend de la liste des types de paris autorisés par l’ANJ pour chaque compétition et de l’offre de chaque opérateur.

Tableau récapitulatif

PariCe qu’il faut pour gagnerNiveau de risque
Double chanceUn des deux résultats couvertsPlus faible
Remboursé si nulLa victoire choisie (nul remboursé)Plus faible
1N2Le bon résultat parmi troisMoyen
Plus/moins de butsLe bon total de butsMoyen
Les deux équipes marquentChaque équipe marque (ou non)Moyen
HandicapLe résultat après correctifVariable
ButeurLe joueur choisi marqueÉlevé
Mi-temps / fin de matchLes deux résultatsÉlevé
Score exactLe score précisTrès élevé
CombinéToutes les sélectionsÉlevé, et croissant

Comment choisir un type de pari

  • Commencez simple : 1N2, double chance ou plus/moins de buts ont des règles claires.
  • Lisez les règles de l’opérateur pour les paris sur les joueurs, les handicaps et les matchs interrompus.
  • Méfiez-vous des cotes élevées : elles rémunèrent un risque élevé, elles ne le réduisent pas.
  • Limitez les combinés : chaque sélection ajoutée réduit fortement la probabilité de gagner.
  • Fixez votre budget avant de parier, quel que soit le type de pari.

À retenir

  • Plus un pari couvre de résultats, plus sa cote est basse.
  • Plus il impose de conditions (score exact, combiné), plus il est risqué.
  • Les règles de détail diffèrent selon les opérateurs : lisez-les avant de parier.

Questions fréquentes : types de paris sportifs

Les prolongations comptent-elles dans un pari 1N2 ?

Non, en football le 1N2 porte sur le temps réglementaire, arrêts de jeu compris. Des paris spécifiques existent pour le « vainqueur final » ou la « qualification », qui incluent prolongations et tirs au but.

Que se passe-t-il si un match est reporté ou interrompu ?

Cela dépend du règlement de l’opérateur et du délai de report. Le plus souvent, un match reporté au-delà d’un certain délai est annulé et la mise remboursée. Vérifiez la règle avant de parier.

Quel est le type de pari le moins risqué ?

La double chance et le « remboursé si nul », parce qu’ils couvrent plusieurs résultats. Leur cote plus basse compense ce risque réduit : aucun type de pari ne garantit un gain.

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Sources : Autorité nationale des jeux (ANJ) · Joueurs Info Service

Réservé aux 18 ans et plus. Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé).

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